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Situation amoureuse : c'est très simple et pénible

Vendredi, 21 Mars, 2014 - 17:18 (Dernière maj : sam, 22/03/2014 - 01:17)
Situation amoureuse : c'est très simple et pénible
Quand Manu Payet demande aux Inconnus pourquoi il devrait descendre, ils répondent "Bah j'sais pas, faire une comédie pourrie mais gagner de la thune !"

Situation amoureuse : C’est compliqué est la première réalisation de Manu Payet (acteur dans le sympathique Radiostars) mais également de Rodolphe Lauga (cadreur sur plusieurs comédies françaises dont Rien à déclarer et Radiostars).

Leur premier long-métrage a déjà remporté un (faux) prix : celui du Grand Prix OCS au Festival International du film de comédie de l’Alpe d’Huez. Faux parce que OCS est l’abréviation pour le bouquet de chaînes de télévision Orange Cinéma Séries, également partenaire du Festival. C’est donc juste un coup de pub organisé par le distributeur/producteur (ici partenaire du festival) pour pousser la créature difforme dans les salles, créer du buzz et attirer les spectateurs crédules, comme moi. Quand on voit enfin le film, on ne peut que comprendre la supercherie !

Un prix sans grande valeur et tous les médias nationaux parlent de votre film. Efficace.

Ben (Manu Payet) est un parisien loser, bientôt marié à Juliette (Anaïs Demoustier). Pas de bol pour lui, son amour d’enfance, Vanessa (Emmanuelle Chriqui), est de retour à Paris après avoir disparu pendant 15 ans au pays de (Ben) l’Oncle Sam. Ça ne rate pas, Ben est déboussolé devant cette épreuve imposée par les dieux. Va-t-il assumer sa vie de couple et rester avec sa très jolie fiancée ou sortir avec son crush (not over) du lycée Vanessa américano-je-me-la-joue-avec-mon-accent ? Zéro effort sur le scénario, zéro suspens, zéro plaisir.

En plus d’être incapable de porter ses couilles, Ben s’est entouré de personnages secondaires tous plus inutiles les uns que les autres : son beau-père aussi pénible que timbré, Sylvain le très lourd ancien meilleur pote/nouveau wannabe-sidekick, et Jeremie le meilleur pote actuel, un peu gentil mais un peu con. 7-7-7, JACKPOT ! Et on explique qu’il faut créer des personnages attachants avec lesquels les spectateurs peuvent s’identifier. Je ne vous le souhaite pas.

Manu Payet en pleine réflexion sur le scénario de son prochain film.

Alors on se vautre dans son siège, la tête entre ses mains, spectateur d’une pauvre histoire d’un pauvre mec entouré de pauvres cons. Le film enchaîne les situations éculées et les moments gênants, où l’on sent bien qu’une blague était marquée quelque part sur le script à l’origine. Mais cette blague s’est perdue, entre la nullité des personnages et celle du scénario.

S’il avait été moins bête ce Ben, il aurait tout de suite remarqué que sa fiancée est bien plus belle et sympathique que cette superficielle Vanessa « je fais des selfies devant des œuvres d’art avec un air vénère ». Il nous aurait évité cette comédie plate, pas drôle, d’une médiocrité accablante. Seul réconfort, les blagues lourdingues et dégueulasses - généralement présentes dans les comédies américaines de bas étage - nous sont ici épargnées. Mais ne considère pas cela comme une victoire Manu, t’as quand même déconné sévère après Radiostars.

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