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Peaky Blinders, un gang sur qui parier

Jeudi, 20 Mars, 2014 - 10:23 (Dernière maj : ven, 28/03/2014 - 13:59)
Peaky Blinders, un gang sur qui parier
He's a god, he's a man, he's a guru

Le nom des"Peaky Blinders" est apparu pour la première fois en avril 1890. Sévissant dans les quartiers pauvres de Birmingham, ce groupe criminel anglais doit son surnom aux lames de rasoirs cousues dans leurs bérets : "Quand ils frappaient le nez de quelqu'un avec leur casquette, par réaction les yeux de leur victime pleuraient et rendaient cette dernière temporairement aveugle ; ainsi ils pouvaient vous cogner et vous voler" (David Cross / West Midlands Police Museum).

Hormis le vol et l'agression, les "Peaky Blinders" s'illustraient dans les paris illégaux, le racket ou les marchés noirs.



Comme souvent, la réalité rejoint la fiction. Aux commandes : Steven Knight, scénariste des "Promesses de l'ombre" et réalisateur du très attendu "Locke".

L'histoire prend place dans le Birmingham de l'entre-deux-guerres. Sur fond de pauvreté, surpeuplement et alcoolisme, nous allons suivre l'ascension des "Peaky Blinders" et de Tommy Shelby, leader plus que charismatique du gang, incarné par Cillian Murphy (28 jours plus tardInception, Batman Begins, The Dark Knight Rises). 



Mais commençons par le commencement. Diffusé sur BBC Two à partir du 12 septembre 2013, le premier épisode nous plonge vite dans l'ambiance générale. Dans le quartier Asiatique de Birmingham, un cheval noir s'avance, monté à cru par un homme dont les yeux sont cachés par la visière de son béret. L'homme est inquiétant et semble dangeureux.

Puis se lance le générique, et là, c'est la claque. Sur une musique de Nick Cave & The Bad Seeds, le décor est posé. Dans une ville ouvrière en proie au chômage et déboussolée par la Première Guerre mondiale (on apprend plus tard que les Shelby ont combattu dans les Flandres), Tommy Shelby occupe une place importante dans le coeur des habitants du quartier



"You're one microscopic cog in his catastophic plan, designed and directed by his red right hand" (vous êtes un rouage microscopique dans son plan catastrophique, conçu et réalisé par sa main droite rouge). C'est sur ces paroles de Nick Cave que chaque épisode démarre.

Au lieu d'appuyer lourdement sur le contexte historique de la série en allant chercher des musiques liées à l'époque, Steven Knight fait le choix du décalage avec Jack White en chef d'orchestre. The Raconteurs, The White Stripes ou, comme cité précédemment , Nick Cave & The Bad Seeds accentuent musicalement un montage et une mise en scène déjà bien rythmés comme en témoigne cette scène d'une violence et d'une poésie rares.



Et puis quel jeu d'acteur ! Sam Neill (Jurassic Park), Annabelle Wallis (la Jane Seymour des Tudors), Helen McCrory, Cillian Murphy et bien d'autres nous offrent une performance impeccable. Chaque rôle est précis, juste. Chaque costume est façonné à la perfection. La photographie est hallucinante. Vous pouvez faire pause à n'importe quel moment, il en sortira quelque chose de beau. Bon ok pas systématiquement, j'attends vos imprime écran, en attendant voici le mien. 



En six épisodes de 52 minutes, je suis tombé sous le charme. Le season final nous laisse bouche bée et n'augure que du bon pour la suite. La saison 2 est signée et verra l'arrivée au casting de Tom Hardy, un monstre d'Hollywood, qui a déjà une tronche de fou sur les photos de tournage de la suite.



En attendant, je vous encourage vivement à rattraper votre retard sur ce que j'estime être l'une des révelations de cette année. Dans la rédaction Crushover, on est plusieurs à le penser.

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