SVP Utilisez une version d'Internet Explorer plus récente ou choisissez un autre navigateur.

Auteur

Partager

Les Gardiens de la Galaxie, la perle de Marvel

Mercredi, 13 Août, 2014 - 11:46 (Dernière maj : mer, 13/08/2014 - 11:48)
Les Gardiens de la Galaxie, la perle de Marvel
Crédits image : Marvel
Marvel lance une nouvelle franchise, des antihéros qui apparaissent immédiatement comme la nouvelle poule aux œufs d’or du géant américain qui ne pouvait espérer tel vent de fraîcheur sur son univers comics.

Peter Quill n’est qu’un bambin quand le même soir sa mère décède et un vaisseau spatial le kidnappe, direction les étoiles. 26 ans plus tard, il est devenu Chris Pratt, un beau gosse agaçant au premier regard, qui danse, son walkman sur les oreilles, alors que le mal rode dans la galaxie. De fil en aiguille, il rencontre Gamora, une Fiona svelte, Rocket, un raton-laveur cybernétique modifié, Groot, un arbre ,et Drax, un gros bourrin. Tous ensemble, ils forment les Gardiens de la Galaxie et doivent faire face à la menace Thanos, et plus précisément son pantin, Ronan, alias Marilyn Manson. La galaxie est menacée, mais on s’en fout : on veut se marrer et en prendre plein les yeux. Mission accomplie.

Ne tournons pas autour du pot : les Gardiens de la Galaxie est une grande réussite. Alors que les films Marvel Studios commençaient sérieusement à s’enliser après les décevants Iron Man 3 et Thor 2, et malgré le second souffle apporté par Captain America 2, cette nouvelle franchise risquée apparait comme un renouveau plus que bienvenu. Mieux que ça encore, le film s’impose comme la nouvelle référence de la maison.

C’est le méconnu James Gunn qui fut chargé du scénario et de la réalisation de ce nouveau défi. Ses choix s’avèrent globalement tous judicieux. Spectaculaire à souhait, rendant hommage à bien des films, comme Indiana Jones, Star Wars, Star Trek, le film a l’immense avantage de ne jamais se prendre au sérieux, tel un Galaxy Quest grand format. L’humour y est omniprésent et fait toujours mouche sans se soucier de la subtilité. Les codes du blockbusters sont détournés, à l'image de ce plan au ralenti directement sorti d'Armageddon et présentant l'équipe au complet dans des postures... curieuses.

Affiche par Simon Delart

Autre vraie réussite du film : ses personnages. Il n’y a aucun faux pas avec ces cinq Gardiens. Chacun s’avère crédible, drôle et parfois touchant sans jamais en faire trop. Mention spéciale pour Rocket qui déborde de fun et Drax incapable de comprendre le second degré. L’alchimie entre eux, et l’humour qui en ressort, font finalement oublier la lacune du film : son intrigue dont on se moque complètement. Elle n’est que prétexte à une fable grand-guignolesque reposant sur ses personnages. Les seconds rôles viennent enfoncer le clou avec Benicio Del Toro, Glenn Close, John C.ReillyMichael Rooker et Peter Serafinowicz qui s’éclatent dans ce cirque galactique. C’est un peu moins le cas pour les grands méchants du film, assez caricaturaux. Lee Pace campe un Ronan spectaculaire, mais peu marquant, et le nouveau sex-symbol Karen Gillan incarne une Nebula qui ne sort jamais du lot. On ne leur en demande pas plus finalement, ils ne sont là que pour introduire les nouveaux délires de ces antihéros.

Autre bonne surprise : la bande originale très réussie tient un rôle à part entière. Le héros Star Lord ne se déplace qu’avec son walkman et sa compil Awesome Mix Volume 1 dont les morceaux sont intégrés au film, cités à plusieurs reprises, parfois dansés. Le show de Groot sur les Jackson 5 ne fera que conclure ce délire musical réussi.

Au final, Les Gardiens de la Galaxie apparait comme un film surprenant, revigorant, un divertissement comblant pleinement nos attentes. C’est pour beaucoup le meilleur des Marvel, un qualificatif mérité. Ne boudons pas notre plaisir et, comme ce fut le cas pour Avengers, on peut enfin se dire : vivement la suite.

Commentaires