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Critique : Narcos saison 1, "plata..."

Jeudi, 3 Septembre, 2015 - 19:50 (Dernière maj : jeu, 03/09/2015 - 19:56)
Critique : Narcos saison 1, "plata..."
Crédits image : Netflix
Netflix propose une plongée dans l'enfer de la drogue colombienne où s'opposent DEA, politiques, narcotrafiquants dont le célèbre Pablo Escobar.

Dernière production Netflix en date, Narcos nous plonge dans la Colombie des années 80, alors que Pablo Escobar règne en maitre sur le trafic de la cocaïne, et que les autorités locales tentent de l'arrêter avec l'aide de la DEA américaine.

Narcos démarre en trombe avec un excellent pilote centré sur la montée en puissance de Pablo Emilio Escobar Gaviria en tant que baron de la drogue. Dès sa première apparition, Wagner Moura impressionne. Il se glisse à merveille dans la peau d’el Patron et donne très vite le ton de la série « plata o plomo ». Nous sont aussi présentés, entre autres, les agents de la DEA Steve Murphy (Boyd Holbrook) et Javier Peña (Pedro Pascal) ainsi que le colonel Carillo de l’armée colombienne. 
Passées les présentations du premier épisode, on retrouve donc un Pablo Escobar au sommet et un Steve Murphy tout fraichement arrivé de Miami. Les affaires sérieuses commencent.

Alors que nous étions beaucoup à penser que Pedro Pascal serait le grand héros de cette série pour surfer sur sa popularité post Oberyn Martell, c’est l’interprète de Don Pablo qui vole la vedette. Imposant, calme, il inspire la crainte. Ni mauvais ni excellent, Boyd Holbrook n’impressionne jamais et ne fait que se mêler à la foule de personnages présents dans la série, dont certains, comme le colonel Carillo, se révèlent bien plus intéressant et attachants que lui.

En plus d’une histoire et d’un casting très solides, Narcos possède deux énormes qualités, sa narration et son immersion réussie en Colombie. Pour le premier point, c’est l’agent Steve Murphy qui s’y colle. Aidé par de véritables images d’archive, il nous ramène à la réalité qui entoure cette série, la folie d’Escobar et la violence qui berçait ses années de règne. Le second point peut paraitre anecdotique mais n’en est pas moins important, les Colombiens parlent espagnol et ça fait du bien. La majorité des scènes impliquant des sud-américains, le fait qu’ils ne parlent pas anglais entre eux favorise l’immersion dans l’univers de la série, au lieu de se retrouver avec des acteurs parlant anglais avec un fort accent hispanique, ce qui n’a aucun sens.

Sans trop spoiler, la fin laisse un petit goût amer, alors que toute la série possède un bon rythme. Elle s’essouffle un brin en bout de course pour nous laisser sur notre faim en attendant une saison 2, là ou 3 épisodes supplémentaires auraient suffi à conclure ce voyage en enfer sur une seule saison. Narcos se révèle tout de même être un excellent cru de 2015 malgré quelques défauts.

NARCOS SAISON 1 : 4/5

"Plata o plomo" (l'argent ou le plomb), deux critiques, deux avis sur la série sur Crushover. Découvrez la partie "o plomo" signée Kere.

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