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Critique Flash : Love & Mercy

Mercredi, 15 Juillet, 2015 - 11:11 (Dernière maj : mer, 15/07/2015 - 12:22)
Critique Flash : Love & Mercy
Les Beach Boys au centre d'un des meilleurs biopics de ces dernières années.

La critique flash sur Crushover est un avis concis et clair sur un film, un épisode, une saison, en moins de 500 mots.

Lorsqu’il rencontre Melinda Ledbetter (Elizabeth Banks) dans une concession Cadillac à la fin du XXe siècle, Brian Wilson (John Cusack) est un homme intriguant mais détruit par sa folie et la malveillance de son entourage. Il n’est plus que le pion de son cruel psychiatre (Paul Giamatti), loin de ce qu’il fut dans les années 60, le leader et compositeur de génie d’un groupe au succès énorme, les Beach Boys avec ses frères et son cousin. Lui qui est derrière God Only Knows, « la meilleure chanson pop jamais écrite » selon Paul McCartney, s’enlise donc dans un enfer qui semble sans fin.

Biopic discret mais étonnant, Love & Mercy s’arrête sur ce personnage dérangé et abusé, par un père destructeur puis ce psychiatre, Eugène Landy, qui le drogue, profitant de la santé mentale défaillante de l’artiste pour contrôler sa vie et sa carrière. Nous le suivons au cours de deux périodes de sa vie : dans les années 60, sous les traits d’un Paul Dano encore une fois excellent, au cœur de sa création artistique et la naissance de ses troubles ; dans les années 90 quand il est surmédicamenté et tombe sous le charme de cette vendeuse de voiture qui le sort du gouffre.

Outre le fait de rendre très attachant ce personnage complexe qu’on aimerait sauver, le très inspiré Bill Pohlad nous emmène dans le studio d’enregistrement des Beach Boys et de leurs musiciens de l’ombre, au cœur d’une fascinante création artistique levant le voile sur un groupe qui ne fut pas qu’une bande de blondinets à midinettes. Du début au générique de fin, des tubes de légende s’enchainent, réhabilitant ainsi un groupe finalement méconnu. Le tout est emmené par une distribution excellente, de la résurrection de John Cusack au meilleur rôle d’Elizabeth Banks.

Love & Mercy : 4/5

Ce biopic sur les Beach Boys est aussi captivant que subtile. Il sort de l’ombre ce génie tourmenté qu’est Brian Wilson, avec un propos très juste et une mise en scène pleine d’inspiration, le tout porté par un casting vraiment impressionnant où, chose incroyable, Elizabeth Banks n’a rien à envier à l’immense Paul Dano. Une vraie réussite.

USA. Sortie le 1er juillet. De Bill Pohlad. Avec Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks, Paul Giamatti... Durée : 2h02.

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