SVP Utilisez une version d'Internet Explorer plus récente ou choisissez un autre navigateur.

Auteur

Partager

Catégories

Tags

Casting 5 étoiles : de Matthew McConaughey à Alison Brie

Mercredi, 19 Mars, 2014 - 10:00 (Dernière maj : sam, 05/04/2014 - 15:18)
Casting 5 étoiles : de Matthew McConaughey à Alison Brie
Populaires et confirmés, pépites en devenir, carrières relancées, traversées du désert, cette nouvelle chronique de Crushover s’intéresse à cinq acteurs ou actrices qui ne laissent pas indifférents, sur grand et petit écran.

Matthew Mc Conaughey, génie oscarisé

Ce pur Texan est un sacré phénomène.

Apparu dans les années 90, Mc Conaughey a fait ses premières classes dans de grosses machines américaines comme « Amistad » ou « Contact » où il donnait la réplique à une Jodie Foster alors au top. Seul véritable rival de Di Caprio pour le rôle phare de « Titanic », il se catalogue dans des rôles à midinette, usant de sa belle gueule. Il tourne ainsi aux côtés de Jenna Elfman dans « En direct sur Ed’TV », Jennifer Lopez dans « Un mariage trop parfait » ou encore Jennifer Garner dans le terrifiant « Hanté par ses ex ». À côté de ça, il tourne dans les productions hollywoodiennes à l’envergure modeste : « Le Règne du feu » ou « U571 ». Mc Conaughey semble destiné à jouer les playboys de second rôle sans chercher à impressionner. Monumentale erreur.

Cet acteur est considéré à Hollywood comme un vrai taré, excessif et bourré de talent, dans la droite lignée de Christian Bale.

À partir de 2010, Mc Conaughey décide de faire parler son talent et sort de l’ombre. Il enchaine alors les pépites où il surprend à chaque fois : « La Défense Lincoln », « Magic Mike », « Mud » ou « Killer Joe ». Chacune de ses sorties devient un véritable récital. Ce n’est que le commencement.

Ces derniers mois ont sacré le Texan, le plaçant dans la catégorie très restreinte des monstres d’Hollywood. Deux rôles l’y ont expédié sans préavis : celui de Ron Woodroof, un Texan homophobe, misogyne et séropositif dans « Dallas Buyers Club » et Rust Cohle, enquêteur tordu et surdoué dans « True Detective ». Le premier vient de lui valoir l’Oscar du meilleur acteur, sans aucun réel rival, le second lui a offert une aura impressionnante et une promesse de nouveaux prix, tant il surclasse le reste du casting pourtant excellent de la série. L’animal ne va pas s’arrêter là et tant mieux. En 2014, il sera le héros du nouveau Nolan, « Interstellar ». L’année suivante, il sera sous les ordres de Gus Van Sant pour « Sea of Trees ».

Hollywood ne s’y est pas trompé : Mc Conaughey est une gueule, un talent brut, un acteur charismatique qui te met sur le cul et t’impose le respect.

Liev Schreiber, le coup de boost Ray Donovan

Originaire de l’Europe de l’Est, cet acteur encore trop méconnu a montré sa tronche dans la trilogie « Scream » où il interprète Cotton Weary, le mec accusé à tort du meurtre de la mère de Sydney Prescott. Ce rôle ne reflète pas son talent, et les suivants guère plus. Il va enchainer les seconds rôles anecdotiques comme dans « Kate et Leopold », « La Somme de toutes les peurs » ou « Salt ».

Deux films le mettent davantage en avant sans le mettre en valeur : « les Insurgés » avec Daniel Craig et « Wolverine » avec Hugh Jackman. À chaque fois, il y joue le frère du héros et tente de s’en sortir sans trop de casse malgré les grands clichés qui entourent ses personnages.

Son salut, Liev Schreiber le doit à la télévision. Après avoir été désigné quelques épisodes comme le remplaçant de Gil Grissom dans « les Experts », sans succès, il trouve dans « Ray Donovan » le rôle de la consécration. Nous sommes en 2013 et il interprète le héros de cette série sombre et coup de poing se déroulant à Los Angeles dans le milieu des stars.

Acclamé, Liev Schreiber peut enfin se tourner vers un avenir plus radieux et sincèrement mérité. On le retrouvera au cinéma en avril dans « L’apprenti gigolo », un film de l’incontrôlable John Turturro aux côtés d’un casting surprenant, avec Woody Allen ou Sharon Stone. Il sera aussi à l’affiche aussi du prochain film d’Edward Zwick (« Le Dernier Samouraï »), « Pawn Sacrifice ». Pouvant remercier le petit écran, Liev Schreiber est enfin lancé.

Alison Brie, la petite Annie qui fait craquer

Elle est jolie Alison Brie. Mais pas que. Second rôle effacé dans « Mad Men », l’actrice de 31 ans explose auprès du grand public américain pour ses performances dans « Community », où elle incarne la très drôle et touchante Annie, vague de fraicheur dans une série qui n’en manquait déjà pas. Elle est la plus jeune de la bande, innocente, investie, pure. La petite sœur d’un groupe pas comme les autres.

Avec plus de 30 épisodes de « Mad Men » et plus de 90 de « Community », l’actrice a eu l’occasion de se faire remarquer. Si Hollywood semble prendre son temps (elle n’a eu qu’un seul second rôle depuis son apparition à la télévision, dans «  ans de réflexion »), le public ne l’a pas laissé passer. Il y a quelques semaines, Alison Brie est arrivée seconde dans le classement des femmes les plus désirables de l’année 2014 par Ask Men. Ok, ce sacre manque cruellement de glamour, mais il a fait le tour du web et témoigne de la montée en puissance de l’actrice, bientôt incontournable. Elle est devancée par Emilia Clarke, mais arrive devant l’icône absolue du Hollywood tendance Jennifer Lawrence.

Ravissante, de plus en plus populaire, et surtout douée, Alison Brie a tout pour décoller.

Jason Clarke contre skynet

Le casting ultra tendance de « Zero Dark Thirty », traque de Ben Ladden par la réalisatrice de l’oscarisé « Démineurs »,  a surtout profité à Jason Clarke. L’Australien a su faire preuve de patience et a enchainé les seconds rôles de qualité pour enfin recevoir ceux qui allaient faire décoller sa carrière. Après « Public Enemies », il est ainsi devenu un des frères de Tom Hardy dans « Des Hommes sans loi » et est apparu dans « Gatsby le magnifique ». Le nom des réalisateurs qui lui ont fait confiance ne laisse pas de place au doute concernant le talent de cet acteur : Phillip Noyce, Oliver Stone, Michael Mann, John Hillcoat, Katheryn Bigelow, Baz Luhrmann… Respect.

Aujourd’hui, Jason Clarke est considéré comme une des figures les plus douées d’Hollywood, dans le même wagon que Joel Edgerton, Jeremy Renner ou Oscar Isaacs. Une vraie gueule loin des playboys clichés.

De fait, l’acteur reçoit de nombreuses propositions et il se laisse séduire par des grosses productions. Après le pas folichon « White House Down » de Roland Emmerich, il a signé pour le nouvel épisode de « la Planète des Singes » et va interpréter John Connor dans le reboot de « Terminator ». Il n’oublie pas pour autant les films plus intimistes, là où il est meilleur. Il sera notamment à l’affiche d’ « Everest » aux côtés de Josh Brolin et Jake Gyllenhaal.

Discret, il n’en reste pas moins solidement ancré dans le paysage hollywoodien actuel.

Sandra Bullock, la mal-aimée en gravité

Sur l’échelle du « oh putain elle m’énerve celle-là », Sandra Bullock a souvent tapé très fort. Ultra populaire aux USA, l’héroïne de « Speed » n’a jamais fait l’unanimité en dehors du pays de l’Oncle Sam, loin de là. « L’amour sans préavis », « Miss Detective », « Un Vent de folie », « La Proposition », des mimiques détestables, des rôles identiques, l’actrice a souvent agacé. On en oublierait presque ses excellentes sorties dans « Calculs meurtriers » ou « Collision ».

L’année 2013 l’a définitivement adoubé auprès de la sévère critique. Elle a su surprendre dans « Les Flingueuses », un gros succès populaire où elle fait preuve de répondant face à l’excellente Melissa McCarthy. Mais tout ça n’est rien comparable à son sacre dans l’espace, avec « Gravity ». D’une réelle justesse, elle a su tirer son épingle du jeu dans le chef d’œuvre d’Alfonso Cueron.

Nominée quasiment partout pour ce rôle, elle n’a guère été primée, mais l’essentiel a été fait. Sandra Bullock incarne maintenant la valeur sûre américaine, flirtant avec la cinquantaine, à qui l’on peut donner des rôles variés, un virage qu’a su prendre avant elle Julia Roberts.

Commentaires