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Casting 5 étoiles : de J.Law à Eva Green

Mardi, 8 Avril, 2014 - 15:20 (Dernière maj : mar, 08/04/2014 - 18:39)
Casting 5 étoiles : de J.Law à Eva Green
Populaires et confirmés, pépites en devenir, carrières relancées, traversées du désert, la chronique « Casting 5 étoiles » s’intéresse à cinq acteurs ou actrices qui ne laissent pas indifférents.

Jennifer Lawrence met Hollywood à ses pieds

À 23 ans, la jeune actrice américaine est la nouvelle Reine d’Hollywood. Elle a tout pour elle. Très belle, pétillante, débordante d’humour, elle est attachée à des licences à succès, mais n’hésite pas non plus à prendre des risques, souvent payants.

Elle est apparue en 2008 à l’affiche du film Winter’s Bone qui lui a valu une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice et s’est également fait remarquer dans Le Complexe du Castor de Jodie Foster. Dans le même panier que Saoirse Ronan, celui des jeunes actrices en devenir. 

C’est alors qu’elle signe dans deux sagas qui vont tout changer. Elle interprète Mystique dans le prequel de la saga X-Men. Convaincante, elle ne fait pourtant pas étalage de son talent. Elle signe ensuite pour jouer Katniss Everden dans l’adaptation réussie de la saga littéraire Hunger Games. Ce rôle marquant met tous les projecteurs sur elle, à l’image de Kristen Stewart dans Twilight.

Le risque de s’enfermer dans des rôles formatés pour films pour ados est grand, mais Jennifer Lawrence est un sacré numéro. Elle évite le piège à merveille et se fait une place chez les grands à coups de pied dans la porte grâce à un rôle, celui de Tiffany Maxwell dans Happiness Therapy en 2012. Très surprenante et touchante, elle apparait dès lors comme une vraie actrice. Elle est en lice dans plus de 30 récompenses pour ce film, rien que ça, et elle emporte les deux plus importantes : le Golden Globes et l’Oscar. Sa popularité ne fait que s’accroitre.

Sa personnalité y est également pour beaucoup. Naturelle, un brin fofolle, simple, toujours souriante, critique envers son physique, sans sa langue dans sa poche, elle fait parler d’elle à chacune de ses sorties médiatiques. Son doigt d’honneur aux Oscars amuse tout le monde, tout comme sa chute. Elle ne cache pas son hystérie de fan en croisant Jack Nicholson, et enchaine les interventions très réussies dans les talkshow les plus populaires des USA. 

En 2013, elle enfonce le clou avec le second Hunger Games et un rôle marquant dans American Bluff, celui d’une jeune femme au foyer paumé et sexy. Elle remporte un nouveau Golden Globes et rate d’un rien l’Oscar. Ses rencontres hilarantes avec sa rivale pour le prix, Lupita Nyong’o, ne feront que renforcer sa popularité. Jennifer Lawrence n’est vraiment pas ordinaire. C’est un grand bol d’air frais. Hollywood s’en délecte et nous aussi. Franchement, cette actrice, c'est une sacrée merveille !

Brad Pitt, vieux populaire

Dire que la carrière de l’ultra star américaine est un modèle à suivre n’est guère mensonge. Alors qu’il a fêté ses 50 ans il y a quelques mois, l’acteur continue de faire parler. Ses faits d’armes sont impressionnants. 

Toujours très médiatique, notamment grâce à ses relations avec Jennifer Aniston puis Angelina Jolie, Brad Pitt a su faire des choix particulièrement payants pour toujours garder son statut d’acteur de prestige. Ça n’était pourtant pas gagné d’avance. 

Lorsqu’il a commencé, ce pur produit de l’Oklahoma était un acteur à midinettes avec des rôles de bellâtre dans Thelma et Louise, Légendes d’Automne, Entretien avec un Vampire et Seven

Voulant se soustraire de cette étiquette, l’acteur, considéré comme un des plus grands d’Hollywood dès la fin des années 90, a alors pris des risques, pour briser son image. Il apparait métamorphosé dans l’Armée des 12 singes en 1995, puis dans Fight Club en 1999 et dans Snatch un an après. 

Il n’est jamais là où on l’attend.  Playboy dans Ocean’s Eleven, guerrier dans Troie, perdu dans Tree of Life, charismatique dans Inglorious Basterd, barré dans Burn after Reading, bluffant dans Benjamin Button et le Stratège, sa carrière est un quasi sans faute. 

L’année 2013 est une grande réussite pour lui. Il rencontre un vrai succès dans le très moyen World War Z, mais sa vraie victoire est ailleurs : producteur de 12 Years a Slave, il est en grande partie responsable de l’existence de ce film primé aux Golden Globes et aux Oscars. Si sa présence à l'écran y est critiquée, il n’en a cure. Brad Pitt a déjà gagné. Il ne lui manque qu’un Oscar et il pourra élever pépère ses nombreux enfants adoptés, entourés de paparazzis.

Eva Green, envoutante perse

Fille de Marlène Jobert, Eva Green est certainement l’actrice française qu’on voit le plus sur les écrans américains. Eh oui, la demoiselle est des nôtres. 

Très souvent nue lorsqu’elle apparait à l’écran, elle a l’image d’une actrice qui n’a peur de rien. Ses rôles ambigus le confirment, elle attire, elle inquiète. Découverte en rebelle paumée dans The Dreamers, elle rencontre le succès grâce à son rôle marquant dans l’excellent Casino Royale. Elle y incarne la nouvelle James Bond Girl, la seule qui brise vraiment le cœur de l’Agent 007.

Talentueuse en femme fatale charismatique et menaçante, elle joue souvent des rôles de terreur incontrôlable, comme dans Camelot, Dark Shadows ou récemment 300, la Naissance d’un Empire. Rarement aussi sexy et dangereuse, elle y est envoutante en chef de la marine perse, évinçant les autres acteurs lorsqu’elle apparait à l’écran. 

Plus sobre, elle est excellente dans la bonne surprise Perfect Senses. Elle sera bientôt à l’affiche de Sin City 2 et de la série Penny Dreadful, toujours dans des rôles sombres, intrigants et sensuels. 

Sa carrière se porte donc bien même s’il lui manque un succès important, l’installant définitivement aux yeux du public. Malgré cela, son talent n'est vraiment plus à prouver.

Gillian Jacobs, Britta potable

Actrice de 31 ans, Gillian Jacobs n’a pas encore eu la chance de voir sa carrière s’envoler. Ça va arriver.

Après des passages éclairs dans Royal Pains, Fringe et The Good Wife, elle signe le rôle de sa vie en 2009 et devient Britta Perry dans Community, une trentenaire activiste paumée de retour sur les bancs de la fac. Depuis 5 saisons, elle nous fait rire dans le show de Dan Harmon, s’assurant une vraie popularité, d'autant qu'elle sait jouer de sa complicité avec Alison Brie (photo en dessous) en dehors des caméras.

En 2013, elle a rejoint le casting de Tiny Commando, la minisérie de Ed Helms, star de The Office et de Very Bad Trip. Malheureusement, elle est passée complètement inaperçue.

Alors que Community approche de la fin, Gillian Jacobs court après les projets. Elle va apparaitre au cinéma dans plusieurs films cette année, dont Walk of Shame avec Elizabeth Banks, Black and White avec Kevin Costner ou Visions avec Jim Parsons (Sheldon de The Big Bang Theory).

Actrice touchante et très drôle, elle devrait se faire une belle place sur nos écrans, le plus souvent au second plan, si elle n’enchaine pas les mauvais choix. En attendant un autre rôle qui la propulse au sommet ?

Martin Freeman, élémentaire mon cher Bilbo

Cet acteur britannique quarantenaire est sans aucun doute un des plus grands monstres télévisuels de sa nation aujourd’hui. 

Vraie gueule, vrai talent, il s’installe en 2003 avec deux rôles : un au cinéma, dans Love Actually, et un à la télévision, dans The Office, où il joue Tim Canterbury. Cette série le propulse au rang de star et de pépite de l’humour. L’acteur ne s’arrête pas là. Il s’est rapproché de la bande Wright / Pegg / Frost en jouant dans Shaun of the Dead, Hot Fuzz et World’s End. À côté de ça, il est devenu le héros du culte H2G2

Pour autant, Martin Freeman reste l’acteur fétiche d’un public restreint. Ce n’est plus le cas aujourd’hui puisqu’il fait partie des acteurs les plus populaires et demandés à Hollywood et dans le royaume du Prince Charles. Deux rôles expliquent ceci. Depuis 2010, il est John Watson dans l’incroyable série Sherlock. Aux côtés de Benedict Cumberbatch, il forme un duo populaire, remarquable, et déjà culte. L’acolyte du détective n’occupe pas vraiment un second rôle, bien au contraire. Freeman y a enrichi son jeu et acquis une notoriété évidente, tant la série est un phénomène en Angleterre.

Il ne lui manquait plus qu’une reconnaissance internationale. En devenant Bilbo le Hobbit, pour Peter Jackson, l’acteur s’est taillé la part du lion et est devenu une valeur sûre. Il fait l’événement en 2014 en rejoignant la série Fargo, l’adaptation série du film des frères Coen. Là où son parcours laisse rêveur, c’est qu’il a toujours su choisir ses rôles avec brio. À l’exception de (S)ex List, il n’y a que des productions cultes sur son CV. Ou presque. Martin Freeman est un grand. 

Dans les épisodes précédents

C'est terminé pour ce Casting 5 étoiles. Si vous avez raté le précédent, voici une séance de rattrapage avec Matthew Mc Conaughey, Alison Brie, Jason Clarke, Liev Schreiber et Sandra Bullock.

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