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Cardlist #9 : Songs of Keredell

Vendredi, 16 Mai, 2014 - 17:54 (Dernière maj : dim, 18/05/2014 - 16:39)
Cardlist #9 : Songs of Keredell
Crédits image : Ph DR
La Cardlist réunit chaque semaine une sélection de cinq morceaux à écouter sans modération !

L'ami Cardell est porté disparu, submergé sous une tonne de travail. Comme vous le savez, le trio de Cult'N'Click fait partie des acteurs du nouveau projet Gaming Live en association avec jeuxvideo.com. Forcément, cela fait énormément de travail. Résultat, pas de Cardlist cette semaine, malgré l'envie évidente de son habituel auteur.

Pas de souci, à tout problème, solution ! Un coup de pelle derrière la nuque du musicien Cardell et me voilà aux commandes de la Cardlist, pour une fois seulement, afin de vous faire part de mes goûts musicaux. Voilà cinq coups de coeur avant le retour du maitre des lieux la semaine prochaine.

Joshua Radin - Closer

Mon attrait pour cet artiste américain est à mettre en parallèle avec ma grosse période Scrubs. Ses morceaux y étaient présents, dont Winter dans le meilleur épisode de la série, mais aussi Closer, que je vous présente aujourd'hui. Plus célèbre et joyeux que le premier morceau cité, c'est la vitrine du très bon album We were here sorti en 2006. Folf et simple, il touche.

Slipknot - Vermilion Part 1

Véritable fanatique des 9 de Des Moines, j'ai passé une bonne partie de mes années d'étudiant à porter des t-shirts à leur effigie, au grand damne de ma mère. Qui l'aurait cru? Pourtant, je n'étais pas métalleux pour un sou, mais eux, c'était différent. Slipknot, c'était ma coke, mon défoulloir, mon refuge plein de violence et d'énergie éphémère, surtout pendant leur concert où je passais du gentil Kere à un acharné de pogo enragé capable d'aller m'empaler comme un péon sur un rugbyman douze fois plus gros que moi. Ma manière de sortir des clous. 

En 2004, le groupe américain a sorti un album plus complexe que le brutal et délicieux Iowa. Son nom? The Subliminal Verses, une perle. La piste 8, nommée Vermilion, est une merveille pour mes oreilles. Douloureux, comme le voyage apocalyptique de cette demoiselle en détresse, riche en sonorité, plus étoffé que d'ordinaire, il fait voguer sur un océan de souffrance sans abandonner un espoir déraisonné. Notons que ce morceau a eu sa seconde partie sur l'album, une balade mélancolique et une première chez Slipknot qui a montré par son biais qu'ils avaient autre chose dans le ventre qu'un métal nerveux.

Terminons par une pensée pour leur bassiste Paul Gray, mort le 24 mai 2010 d'une overdose, la même journée où j'ai regardé le dernier épisode de Lost. Putain qu'est ce que j'ai chialé ce jour là. 

A Perfect Circle - The Noose

Un groupe emmené par l'icône de Tool, Meynard James Keenan, ne peut être que bon, voilà ce que je me suis toujours dit. The Perfect Circle est venu confirmé mon absurde affirmation. Ce groupe de Rock alternatif vous emmène dans des ballades sombres, douces, planantes, à l'image de The Noose, mon morceau préféré de ce groupe magistral.

Notez que Twiggy Ramirez, un des bonhommes responsables des plus beaux coups de Marilyn Manson, est à la guitare.

Radiohead - Fake Plastic Trees

Thom Yorke et ses copains sont des génies. Les voir en concert est un des plus grands souvenirs qui soit. Parmi toutes les merveilles que le groupe d'Abingdon a pu pondre, Fake Plastics Trees a une saveur particulière. Triste à mourir, ce morceau n'en est pas moins délicieux à écouter. Il est présent sur l'album The Bends, sorti en 1995, à une époque où Thom Yorke avait encore une tête de gamin. Fucking Plastic Kiff.

Les Fatals Picards - Mon père était tellement de gauche

Picard oblige, Les Fatals font partie de la famille (même s'ils ne sont pas Picards, paradoxalement). Ces musiciens comiques engagés ont sorti de nombreux morceaux qui ont su animer de nombreuses soirées entre potes, mais Mon père était tellement de gauche sort incontestablement du lot, du fait de mon passé. J'éprouve un immense respect pour ce morceau, pour son intelligence, la justesse de son message, de son humour, sa pertinence et sa capacité à me prendre aux tripes. Elle me met simplement les larmes.

La seconde version, présente sur Le sens de la gravité, est bien différente de l'originale, et c'est de loin celle que je préfère. Elle est chantée par le batteur Jean-Marc Sauvagnargues, avec qui j'ai pu longuement discuté à la suite d'un concert, pour découvrir de nombreux points communs avec lui, des profs orphelins. Plongez dedans aveuglément.

Ce fut un immense plaisir d'animer cette nouvelle Cardlist et je rend à César ce qui appartient à César : Cardell sera aux commandes de la prochaine avec de nouvelles pépites à présenter.

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