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Cardlist #14 : Kere fait son cinéma

Samedi, 21 Février, 2015 - 10:45 (Dernière maj : sam, 21/02/2015 - 10:47)
Cardlist #14 : Kere fait son cinéma
Alors que Cardell s’apprête à revenir en force, tel Star Wars dans nos supermarchés, Kere vous propose une Cardlist spéciale dédiée à cinq morceaux marquants issus de bandes originales.

Il est évident que vous l'attendez tous, le come back de Cardell. Il arrive. Mais avant cela, me voilà chargé d'une noble mission : vous partagez mes gros coups de coeur issus de bandes orginales ciné, elles qui, très souvent, me font aimer un film. Les fameuses O.S.T.. Il s'agit de cinq titres instrumentaux qui ont marqué ma vie, occupés mes oreilles pendant les longs trajets m'amenant quotidiennement au travail, etc. La Cardlist est l'occasion de se livrer, de partager avec vous ce qui compte vraiment à nos yeux, ce que l'on aime, ce que nous avons découvert, ce que nous voulons vous faire découvrir. C'est une nouvelle fois la vocation de ce papier. C'est parti.

American Beauty - Any Other Name, par Thomas Newman

Il y a des films qui changent une vie ou qui la marque durablement. Me concernant, American Beauty en fait clairement partie, plus qu'un autre d'ailleurs. Depuis cette séance du 2 février 2000, à 14 heures dans la petite salle d'Abbeville (Somme), l'oeuvre de Sam Mendes m'a conquis. La bande originale du film y est pour beaucoup. Ou disons plutôt un morceau, l'ultime, celui qui accompagne la dernière scène. Aussi mélancolique qu'éprouvant et débordant d'espoir, Any Other Name est d'une simplicité qui ne cache en rien sa force. Ce morceau me prend aux tripes.

La Communauté de l'Anneau - The Breaking of the Fellowship, par Howard Shore

Certains sont superstitieux et s'abandonnent dans des rituels rassurants. Je n'ai jamais été adepte de cette pratique, sauf avec ce morceau. C'est con, dénué de sens, mais peu importe. Pendant mes longues années de fac, je n'ai pas le souvenir de mettre rendu à un examen sans avoir écouté ce morceau du Seigneur des Anneaux, marquant la fin du premier film, le départ de Frodon et l'héroisme de Sam Gamegie, prêt à se noyer pour accompagner son ami. Il faut dire que le film était sorti quelques jours avant mon premier partiel et que la bande originale s'était confortablement installé dans mon poste à CD, détrônant Linkin Park, Limp BizKit, Deftones, Korn et Slipknot en plein coeur d'une période néo-métal d'un jeune étudiant rebelle. Pourquoi ce morceau plus qu'un autre? Mystère. Une chose est sûre : Howard Shore a fait un boulot colossal avec la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Incassable - The Orange Man, par James Newton Howard

Après le triomphe de Sixième Sens, M.Night Shyamalan était attendu au tournant. Nous sommes au début des années 2000 et arrive Incassable, oeuvre mal-aimée dans la filmographie de l'Américain d'origine indienne, bien avant qu'il ne sombre. C'est pourtant un de mes films préférés. Son compositeur attitré, James Newton Howard (qui a fait la trilogie The Dark Knight avec Hans Zimmer) y est pour beaucoup. Voici un exemple avec The Orange Man, scène brutale et très forte du film. Sa musique incarne aussi bien que Bruce Willis le caractère invincible de son personnage. James Newton Howard me fera également grandement aimer Signes, notamment pour son morceau The Hand of Fate.

La Ligne Rouge - The Journey to the Line, par Hans Zimmer

Comment ne pas citer Hans Zimmer? En 1999, le monde du cinéma est encore sous l'influence du Soldat Ryan, claque de Spielberg. Pourtant, sans crier gare, le très rare Terrence Malick nous dépose en douce un chef d'oeuvre, La Ligne Rouge, à mes yeux, le meilleur film de guerre de ces vingt dernières années. Hans Zimmer compose pour l'occasion une immense bande originale qui atteint des sommets avec The Journey to the Line.

Spring Breakers - Scary Monsters On Strings, par Skrillex

Gros navet pour beaucoup, Spring Breakers est une des plus grosses claques que j'ai reçu ces dernières années dans les salles obscures. Particulier, très lent, avec un casting à première vue détestable (madame Justin Bieber, James Franco, Vanessa Hudgens), ce délire en bikini est un poème imparfait sur la jeunesse perdue, réalisé par Harmony Korine, scénariste de Larry Clark. Sa photo a plus d'effet qu'un pétard de 50 cm. Sa bande son est aussi particulière et difficile d'accès que le film : on y trouve du dubstep agressif, du rap et de l'instrumental, signé Cliff Martinez. Le DJ tendance Skrillex a signé de nombreux morceaux, dont le bourrin Scary Monsters and Nice Sprites. Il y étonne aussi, avec Scary Monsters On Strings, une relecture à des années-lumière de l'original, débordant de mélancolie. Un morceau sublime qui m'a fait définitivement tomber amoureux de cet OVNI cinématographique aussi con qu'envoutant. 

Terminons cette Cardlist spéciale par la playlist Spotify de la rubrique, orchestrée d'une main de maître par Cardell. Très occupé, il ne cesse de penser à ses prochains morceaux sélectionnés. Pour tous ceux qui suivent la Cardlist avec attention, sachez donc que nous ne vous oublions pas. C'est même tout le contraire ! 

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